Actualités

Poursuite et intensification de la lutte et de la prévention contre l'influenzia aviaire dans le sud-ouest

 
 
Poursuite et intensification de la lutte et de la prévention contre l'influenzia aviaire dans le sud-ouest

Dans le cadre de l’épidémie d’influenza aviaire constatée sur des volailles depuis novembre 2015 dans le grand sud-ouest, ce sont 69 foyers d’influenza aviaire hautement pathogène qui ont été identifiés dans le Sud-ouest de la France.

Aucun foyer n’a été recensé à ce jour en Corrèze même si le département a été impacté en termes de restriction et de surveillance par des cas de départements voisins.

Le ministre de l’agriculture a fait paraître le 16 janvier 2016 un arrêté élargissant la zone de restriction et définissant de nouvelles mesures en vue d’éradication de cette maladie animale, en concertation avec la filière professionnelle agricole.

*La zone de restriction, dans laquelle des mesures de lutte complémentaires sont mises en place, comprend maintenant les départements suivants : Ariège, Aveyron, Corrèze, Dordogne, Gers, Gironde, Haute-Garonne, Haute-Vienne, Landes, Lot, Lot-et-Garonne, Pyrénées Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Tarn et Tarn-et-Garonne, ainsi qu’une partie des départements de l’Aude, du Cantal et de la Charente

Dans cette zone de restriction : les démarches sont en cours afin de limiter les facteurs de risque pour protéger les élevages d’une contamination ; il s’agit notamment de restreindre les mouvements des volailles vivantes (vecteur principal de la maladie) et de mettre en œuvre des nettoyages et désinfections stricts des locaux et matériel d’élevage auprès des éleveurs de volailles.

*Pour la Corrèze, une partie du département est maintenue en zone de surveillance : il est à noter que, compte tenu de la proximité d’un foyer de la Dordogne avec le département de la Corrèze, 4 communes du département sont également incluses depuis décembre en zone de surveillance (10 km autour du foyer situé en Dordogne) : Brive-la-Gaillarde, Perpezac-le-Blanc, Cublac, Louignac.

Pour les élevages situés sur ces communes, des mesures supplémentaires sont prises, notamment auprès des éleveurs (visite vétérinaire systématique) ainsi que l’interdiction de rassemblements d’animaux, des épandages de fumiers et de lisiers.

*Afin d’assainir la situation et à terme d’éradiquer la maladie, une phase sans production, c’est-à-dire « un vide sanitaire » dans les exploitations de palmipèdes gras (oies, canards) va être mise en œuvre dans le Sud-ouest. En vue de préparer ce vide sanitaire, les mesures suivantes vont être appliquées progressivement dans cette zone dans tout type d’exploitation, en complément des mesures déjà imposées :

  •  Depuis le 18 janvier 2016, la mise en place de palmipèdes (canards, oies) âgés de moins d’une semaine est suspendue ;
  •  A partir du 8 février 2016, la mise en place de palmipèdes âgés de moins de quatre semaines est suspendue ;
  •  A partir du 1er avril 2016, la mise en place de tout palmipède est suspendue.

L’élevage des bandes de canards déjà installées actuellement dans les exploitations agricoles sera donc poursuivi à son terme.

Des mesures générales de biosécurité et de surveillance vont également être définies dans tous les élevages de volailles du territoire national.

Concernant le soutien économique de ce plan d’assainissement, et comme annoncé par M. le Président de la République le 16 janvier 2015 à Tulle lors de ses vœux aux territoires, le ministre en charge de l’agriculture a annoncé que des mesures d’accompagnement seront proposées très prochainement après évaluation des préjudices économiques des éleveurs (pertes de marges nettes, pertes de revenu), mesures qui pourront être co-financées avec l’union européenne.

Le dispositif activité partielle sera mobilisé. Il permettra aux entreprises confrontées à ces circonstances exceptionnelles de réduire ou suspendre temporairement leur activité plutôt que de licencier.

Les mesures de biosécurité annoncées pourront nécessiter des investissements dans les élevages pouvant être aidés dans le cadre du plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations (PCAE). Il s’agit de susciter un véritable plan de modernisation des bâtiments d’élevage destiné à cette filière d’excellence des palmipèdes gras afin de sortir par le haut de cette crise grâce à la mobilisation de tous.

L’influenzia aviaire est une maladie animale infectieuse, virale et très contagieuse, mais qui affecte uniquement les oiseaux.

IMPORTANT - La situation à ce jour en France concerne la gestion d’une maladie strictement animale : la consommation de produits transformées de la volaille par l’être humaine ne présente pas de risque.

Stéphane LE FOLL, ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la forêt, et Marisol TOURAINE, ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, ont saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), laquelle a rendu un avis indiquant que les virus identifiés dans les élevages ont des caractéristiques génomiques spécifiques aux oiseaux et que ces souches n’ont pas de caractère commun avec celles de l’homme.

Pour obtenir plus d’informations sur l’évolution de la situation sanitaire, consultez le site internet du ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt à l’adresse suivante : http://agriculture.gouv.fr/influenzia-aviaire-la-situation-actuelle-en-france

Pour accéder au communiqué de presse, cliquez ICI.