25 novembre : journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes

25 novembre 2015 : programme en Corrèze de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

 
 
25 novembre 2015 : programme en Corrèze de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

Chaque année, plus de 216 000 femmes de 18 à 59 ans sont victimes de violences physiques ou sexuelles de la part de leur ancien ou actuel partenaire. 86 000 femmes indiquent avoir été victimes de viol ou de tentative de viol, et seules 10% d’entre elles déposent plainte.

Ces chiffres soulignent l’ampleur de ces violences inacceptables qui ont de très lourdes conséquences sanitaires, psychologiques, économiques et sociales. Protéger les femmes victimes de violences, c’est leur permettre de trouver de l’aide, de reprendre leur vie en main, de passer de la détresse et de l’emprise à l’autonomie et à la liberté. Ces violences sont l’expression la plus grave des inégalités entre les femmes et les hommes. Voilà pourquoi lutter contre les violences faites aux femmes, c’est se battre pour l’émancipation de toutes les femmes.

Le gouvernement a fait de la prévention et de la lutte contre les violences faites aux femmes une priorité.

Le 4ème plan interministériel de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes (2014-2016) présenté en novembre 2013 a fixé trois priorités :

  •  organiser l’action publique autour d’un principe : aucune violence déclarée ne doit rester sans réponse ;
  • protéger les victimes : assurer leur mise à l’abri et un accompagnement spécifique ;
  • sensibiliser la société : les violences faites aux femmes ne doivent plus être ni une fatalité ni un tabou.

La mise en œuvre de ce plan et l’adoption de la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, ont permis des avancées significatives :

  • l’ordonnance de protection a été renforcée ;
  • l’éviction du conjoint violent est devenue la règle ;
  • le téléphone grand danger a été généralisé, permettant ainsi aux femmes de bénéficier d’un dispositif portable d’alerte;
  • la plateforme téléphonique d’écoute et d’orientation « 39 19 Violences femmes info » a été amplifiée.

Le protocole national relatif au traitement des mains courantes est en phase de généralisation dans les commissariats et les gendarmeries. En outre, le déploiement des intervenants sociaux en commissariats et brigades de gendarmerie a été intensifié.

Quelque 600 solutions d’hébergement dédiées aux femmes victimes de violences ont été créées. Conformément à l’engagement du président de la République, 1 650 solutions d’hébergement d’urgence supplémentaires seront ouvertes d’ici 2017. Les accueils de jour ont été développés. On compte désormais 104 sites dans 94 départements, contre 62 en 2012.

En 2015 en Corrèze, l'association nationale Gynécologie sans frontières (GSF) s'est mobilisée avec le concours de la Mission départementale aux droits des femmes et à l'égalité (DDCSPP) afin de réunir tous les acteurs de la lutte contre les violences conjugales.

Cette mobilisation a permis l'organisation d'un colloque qui se déroulera mercredi 25 novembre 2015 à 18 h 00, à l'espace culturel Jean Ferrat de Malemort-sur-Corrèze.

Entrée libre et gratuite.

Téléchargez le programme du colloque ici

Dépliant violences conjugales

Guide à l'attention des victimes et des témoins de violences conjugales

En savoir plus :

www.femmes.gouv.fr

www.stop-violences-femmes.gouv.fr