Sport, santé et prévention

La lutte contre le dopage

 
 

Conformément à la convention internationale contre le dopage dans le sport, signée en 2005 à Paris, sous l’égide de l’UNESCO, la France s’est dotée, en 2006, d’une autorité publique indépendante, chargée de définir et de mettre en œuvre la politique nationale des contrôles antidopage :

L’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD)

En application du 2ème alinéa du II de l’article L. 232-5 du code du sport, la DRJSCS du Limousin met en place les contrôles antidopage sur les sportifs sous l’autorité de l’Agence française de lutte contre le dopage dans des conditions définies par voie conventionnelle. Le correspondant régional antidopage est l’interlocuteur privilégié du département des contrôles de l’AFLD.

Au sein de la DRJSCS, il détermine la politique régionale de contrôle en correspondance avec la stratégie nationale de l’AFLD, apporte son appui logistique à la mise en place des contrôles diligentés par le département des contrôles de l’Agence, et des actions de formation initiale et continue des personnes chargées des contrôles dans le ressort de sa région. Les personnes susceptibles de réaliser les contrôles antidopage sont des médecins, infirmiers ou kinésithérapeutes, agréées par l’AFLD, qui après avoir prêté serment auprès du TGI de leur lieu de résidence, sont habilitées à agir en tant qu’agent préleveur.

Les analyses des prélèvements se fonde sur une liste de substances et procédés interdits qui est fixée annuellement par l’Agence mondiale antidopage (AMA), après avis d’un comité scientifique. Elle est identique pour tous les spor¬tifs, quel que soit leur niveau de compétition et leur nationalité. Les substances ou procédés interdits par cette liste, possèdent la caractéristique d’avoir un effet masquant ou répondent à au moins 2 des 3 critères suivants : amélioration de la performance, risque réel ou potentiel pour la santé des sportifs, usage contraire à l’esprit sportif.

Afin de garantir le respect de cette interdiction par les sportifs, les contrôles antidopage peuvent être réalisés lors de compétitions, manifestations ou entraînements, et sont même susceptibles d’être organisés en dehors de ces périodes s’il s’agit de sportifs relevant du groupe cible de l’AFLD. Ces contrôles consistent en : - des prélèvements d’échantillons biologiques (principalement recueil d’urines, mais aussi prélèvements sanguins ou de phanères). En 2010, la DRJSCS du Limousin a mis en place 49 missions de contrôles qui ont permis d’acheminer au laboratoire national de dépistage 285 prélèvements urinaires parmi lesquels 250 ont été réalisés en compétition et 35 à l’entraînement. Ils ont concernés 231 hommes et 54 femmes.

Dopage animal

Actuellement, les dispositions applicables en matière de lutte contre le dopage animal sont celles du code du sport (Livre II - titre IV). Dans ce cadre, ne sont visés que les animaux participant à une compétition – ou s’y préparant – organisée par une structure fédérale reconnue par le ministère chargé des sports. Les activités sportives organisées par France Galop, le PMU, ne relèvent donc pas de cette réglementation mais du code des courses. C’est donc l’AFLD qui est chargée de l’organisation des contrôles antidopage sur les animaux. Comme pour les contrôles réalisés sur les humains, elle fait appel aux DRJSCS pour diligenter des opérations de dépistage. En Limousin, les seuls animaux soumis à des contrôles antidopage sont les chevaux participant aux épreuves organisées sous l’égide de la Fédération Française d’Equitation et de la Société Hippique Française.

Personne à contacter :
Fabrice Dubois
Mél : fabrice.dubois@drjscs.gouv.fr
Tél : 05 55 45 24 53

Lien vers la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale

Lien vers l'Agence française de lutte contre le dopage